2016

Dimanche 29 mai 2016 Confirmations des jeunes

PREDICATION

 

Oriane, Eliott, je voudrais prendre un peu d'avance sur tout à l'heure, sur le déroulement de votre confirmation.

En fait c'est l'apotre Paul qui vous interpelle, et nous avec vous !

 

Romains 10, 9-11

9Est-ce que ta bouche affirme devant tous que Jésus est le Seigneur ? Est-ce que tu crois dans ton cœur que Dieu l'a réveillé de la mort ? Dans ce cas, tu seras sauvé. 10En effet, quand nous croyons de tout notre cœur, Dieu nous rend justes, quand nous affirmons notre foi devant tous, il nous sauve. 11Oui, l'Ecriture le dit : « Ceux qui croient en lui ne le regretteront pas. »

 

Dire et croire.

Dire, affirmer, confirmer - c'est ce que vous allez faire tout à l'heure, quand vous nous donnerez votre témoignage.

Croire, c'est ce qui se passe en vous, entre vous et Dieu. Ca se passe dans le cœur, dit la Bible, c'est à dire, au fond de nous, là où on est en vérité, là ou Dieu vient à notre rencontre. Ceux qui croient en Lui (Jésus) ne le regrettont pas !

Nous tous, qui sommes la aujourd'hui, nous qui avons marché devant vous sur le chemin de la foi en Jésus cHrist, vos parents, vos grands parents, vos parrain et marraine, l'église qui vous entoure, nous tous, nous pourrons vous dire cela ! Ceux qui croient en Lui ne le regrettont pas ! Ca ne veut pas dire que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, que la vie est remplie de roses (comme le chantait un vieux cantique).

 

Mais croire... ce n'est pas si simple de croire.

 

Qu'est ce que croire ? Quelle démarche, quelle pensée, quelle attitude ?

Une remarque pour commencer :

Lorsque nous utilisons le verbe "croire", et que disons à qqun "Je te crois", cela veut dire : je crois ce que tu me dis, je fais confiance à ta parole, je crois que tu dis vrai.

Mais lorsque nous disons : "je crois en toi", c'est une affirmation plus forte qui ne s'attache plus seulement à la parole de l'autre, mais qui concerne tout son être, sa personnalités, ses capacités, ses dons. Je crois en toi, en ce que tu peux faire, en ce que tu peux être.

 

Ce qui est bizarre, c'est que lorsque nous appliquons cette expression à Dieu dans le langage courant, nous la vidons de sa force, de son enthousiasme. Lorsque nous disons "je crois en Dieu", nous ne voulons pas dire tout à fait la même chose que lorsque nous disons "je crois en toi !" Mais plutot, je crois que Dieu est la qqpart...

 

Mais dire à Dieu : Je crois en toi, je te crois. Ce n'est pas une simple parole, c'est un appel, c'est un engagement.

Et ce matin, c'est Abraham qui va nous aider à aller un peu plus loin pour comprendre ce que veut dire croire.

Ecoutons le début de son histoire...

 

Genèse 12, 1-9

1Le SEIGNEUR dit à Abram : « Quitte ton pays, ta famille et la maison de ton père. Puis va dans le pays que je vais te montrer. 2Je ferai naître de toi un grand peuple, je te bénirai et je rendrai ton nom célèbre. Je bénirai les autres par toi. 3Je bénirai ceux qui te béniront, je maudirai celui qui te maudira. Par toi, je bénirai toutes les familles de la terre. » 4Abram s'en va comme le SEIGNEUR l'a commandé, et son neveu Loth part avec lui. Au moment où il quitte Haran, Abram a 75 ans. 5Il prend avec lui sa femme Saraï et son neveu Loth. Ils emportent toutes leurs richesses. Ils emmènent aussi tous les esclaves qu'ils ont achetés à Haran. Ils vont vers le pays de Canaan. Ils arrivent donc en Canaan. 6Abram traverse le pays jusqu'au chêne sacré de Moré, à Sichem. À cette époque, les Cananéens habitent le pays.

7Le SEIGNEUR se montre à Abram et il lui dit : « Je donnerai ce pays à tes enfants et aux enfants de leurs enfants. » À cet endroit, Abram construit un autel pour le SEIGNEUR qui s'est montré à lui. 8De là, il va dans une région de montagnes, à l'est de Béthel. Il dresse sa tente entre Béthel à l'ouest et Aï à l'est. Là, il construit un autre autel pour le SEIGNEUR et il prie Dieu en l'appelant SEIGNEUR.

 

Qu'est ce que croire ? Pour réflechir à cette grande question, l'histoire d'Abraham nous est très utile.

On connait tous Abraham, mais on fait vite un petit résumé des épisodes précédents...

une histoire très ancienne qui vient du livre de la Genèse, le tout premier livre de la Bible.
Une histoire qui commence assez mal. Abraham est un homme âgé, qui vieillit sans enfant et se dirige lentement avec sa femme Sara vers la mort, cela n'est pas dit directement mais sans doute dans la douleur de ne pas avoir de descendance, de voir sa famille s'éteindre.

Mais Abraham va entrer dans une aventure inattendue. Et son aventure, c'est l'aventure de croire... et c'est aussi l'aventure dans laquelle vous entrez tous les deux.
Abraham va faire 4 expériences, suivre 4 étapes. 

1e étape : D'abord ECOUTER – Dieu parle, et Abraham écoute. On ne sait pas comment, ou, dans quelles circonstances, si c'était un jour ou Abraham priait, ou quand il faisait ses courses, ou quand il se brossait les dents, ou quand il faisait la sièste, mais Dieu lui parle. En même temps, il ne faut pas croire que Dieu va ensuite lui parler continuellement, 24h/ 24, ou même un petit peu chaque jour. Dans la Genèse il n'y a que qq moments dans la vie d' Abraham où Dieu lui parle. Mais ca suffit à donner du sens à toute sa vie.

Croire c'est dabord écouter. C'est à dire laisser une chance, une place, un espace à Dieu dans notre vie. Croire que Dieu peut nous parler, et même qu'il a qqchose à nous dire. La parole de Dieu surgit dans la vie d'Abraham, alors qu'il n'attend pas grand chose. Elle surgit aussi dans notre vie. Dans votre vie.

 

2e étape : SE LEVER – Dieu lui dit : Quitte, pars. Ou plus exactement « Lève toi et va ».

La parole que Dieu adresse à Abraham l'invite à se mettre debout. Et il doit quitter 3 choses – pays, famille /clan, maison de ton père. 3 cercles du plus lointain au plus proche. La parole de Dieu qui l’appelle, l’appelle à sortir de relations qui le déterminent. Le 1e appel que Dieu adresse à Abraham, c'est un appel à être, à devenir lui même. Pour cela, il doit quitter – se séparer. Sinon, il ne peut pas accéder à lui même. Pour certains d'entre nous, nous avons eu la chance de grandir dans des familles qui nous ont aimé, où nous étions reconnus, respectés, encouragés. Pour d'autres, ce n'etait pas le cas. Mais nous tous, nous avons à vivre cette naissance spirituelle qui appelle en nous ce chemin unique, le notre, celui que je choisis, et non mes parents, mes amis, ma famille, ma grand mère... L'appel de Dieu pourrait même se traduire : Va vers toi. Ce n'est pas simple de savoir qui nous sommes. En fait, nous ne pouvons le découvrir qu'en nous mettant en chemin.

Demander la confirmation, c'est faire ce pas personnel, ce choix qui est le votre, faire un pas vers vous même, sur le chemin ou Dieu marche avec vous. C'est aller vers l'inconnu – dire oui à Dieu, mais on ne sait pas trop où il va nous emmener, c'est quitter le confort de nos habitudes pour choisir une vie différente - choisir de mettre Dieu au centre de sa vie et pas seulement moi-moi-moi, choisir la confiance en Dieu qui nous emmène et marche avec nous.

 

3e mouvement : MARCHER, voyager . Croire c'est marcher, avec Dieu qui marche avec nous. Il y a un très beau livre que je vous invite tous à lire ou à relire, qui s'institule le Très-Bas « Dieu est un homme qui marche à la tombée du jour... » (Christian Bobin). Abraham va marcher, sur cette parole folle de Dieu qui lui promet une terre nouvelle et une descendance.

Abraham va attendre 25 ans avant de voir la promesse de Dieu se réaliser. Mais pendant 25 ans il va vivre grâce à cette parole. La vie d'Abraham, c'est un voyage de foi et d'espérance. Dans le désert, Abraham va s'égarer, il va rencontrer des ennemis, il va traverser des épreuves. Il va avoir des doutes. « Mais qu'est ce qui m'a pris ? » Ce qui est fou, c'est que Dieu ne va pas le lacher. Même qd Abraham se trompe de route, même qd il oublie la promesse, ou qd il essaye de la réaliser par lui-même. Dieu ne le laisse pas tomber, en disant : finalement tu ne comprends rien, je vais choisir quelqu'un d'autre. Non. Dieu reste fidèle dans son engagement. Dieu est un homme qui marche avec nous. Jésus vient marcher avec nous.    

Croire, c'est écouter, se lever, se mettre en route et marcher. Oser marcher vers l'inconnu.

Aujroud'hui, nous avons besoin de vous. Le monde a besoin de vous.

L'église a besoin de vous. Nous avons besoin que vous vous leviez pour être un exemple pour nous.

Un exemple d'écoute, de réponse à l'appel, de mise en route.

Un exemple dans cette aventure à laquelle Dieu vous appelle. À laquelle Dieu nous appelle tous. Ensemble

 

Croire c'est entrer dans une aventure d'amour. Une relation où Dieu, se donne à nous. Il nous dit « Je t'aime ». Ce n'est pas facile de dire « je t'aime », cela engage. A travers notre bapteme, à travers le pain et le vin, lorsque nous lisons la Parole, Dieu nous dit : « je t'aime » et cela l'engage. Lorsque nous lui disons oui, par la confirmation, par le fait de nous mettre à son écoute, de nous lever, de nous mettre en marche, nous lui disons notre amour.

C'est une parole que nous pouvons recevoir aussi pour nous même, si nous ne l'avons jamais entendue, si nous l'avons oubliée, si nous l'avons enfouie au fond de notre vie.

Lève-toi, va vers toi même, va vers le pays que je te montrerai, va vers ta vie que je t'invite à vivre avec moi. Amen

 

 

 

 

 

Dimanche 10 juillet 2016

II Rois 5, 1-19

 

Ce matin nous allons découvrir ou redécourir une histoire ensemble, une histoire qui nous plonge dans une époque assez tourmentée du peuple d'israel – une période ou les rois se succèdent sur les 2 trones de Juda (au sud) et de Samarie (royaume de Nord). Nous sommes à l'époque du roi Joram, fils d'Achab, vers le milieu du 9e siècle. C'est une période de guerres, contre les peuples et nations qui entourent Israel et Juda : Moab, la Syrie, Edom, et de tensions internes, entre les différents prétendants au trone. Une période ou le peuple et les rois sont souvent infidèles à Dieu. Cette période va se terminer par la chute du royaume du Nord en 722, la prise de la capitale Samarie et l'éxil pour une grande partie de la population – cela débouche sur 200 ans de domination assyrienne.

 

Ca c'est pour le tableau historique... mais dans ce récit, il y a une histoire dans la grande Histoire.

Une histoire qui nous montre comment Dieu est présent, parfois, souvent incognito, tout proche. 

 

Notre histoire a 2 héros = une jeune fille - on ne connaît pas son nom – et Naaman.

Deux personnages très différents :

Naaman = homme fort, soldat, général en chef des armées du roi de Syrie, homme qui a remporté bcp de batailles et de victoires, un proche du roi. Un homme qui a tout ce qu’un homme peut vouloir = puissant, succès, richesse – mais Malade = lèpre, une maladie de peau

Jeune fille = fillette du peuple d’Israel, capturée par des syriens, esclave au service de la femme de Naaman.

  

Deux personnages bien différents, bien contrastés : Il croit être quelqu'un d'important, il croit tout avoir, mais il n'a rien.

Elle n'est rien, elle n'a rien, mais en fait elle sait tout.

Deux personnages qui ont un point commun : Chacun porte un fardeau – pour Naaman sa maladie, pour la jeune fille sa situation.

 

Les syriens sont les conquérants, les vainqueurs d'israel, ils adorent d'autres divinités (Rimmôn évoqué dans la fin du récit), et Dieu choisit quand même de s'inviter dans la vie de Naaman et invite Naaman à se mettre en route. Mais Naaman ne le sais pas encore. Vous avez entendu la manière dont la parole va circuler.

La fillette a parlé à sa maitresse parce que la fillette connaît Elisée le prophète de Dieu en Israël.

(Alors la femme de Naaman en parle à son mari = cela n'est pas dit mais on le comprend).

Naaman finalement va en parler au Roi, son maître et son ami. Qui l’envoie vers le roi d’Israël.

Le roi d’Israël comprend les choses de travers, et craint que le roi de Syrie ne lui tende un piège et ne cherche une raison pour l’attaquer. Mais le prophète Elisée qui entend parler de cela invite finalement Naaman à venir chez lui.

L’histoire avance difficilement. Chacun des personnages a un peu de mal à comprendre ou à se faire comprendre.  

C’est un peu comme cela aussi dans nos vies. Un signe, une parole nous invite à nous mettre en route, comme Naaman s’est mis en route. Mais le chemin que nous suivons nous fait avancer à tâtons, nous avons nous aussi des difficultés à comprendre ce que Dieu attend de nous, quelle décision, quel choix il attend de nous. Ce n'est pas simple... nous pensons nous aussi qu'il nous faut apporter des mots d'explication, des richesses, des bons points

 

Enfin la rencontre a lieu... enfin presque !

Parce que quand Naaman arrive chez Elisée le prophète, celui-ci ne sort même pas (faute de politesse et de diplomation) mais lui envoie un serviteur avec un message plutot étonnant : va te laver 7 fois dans le Jourdain et tu seras pur. C'en est trop pour Naaman, qui ne comprend pas, parce qu'il s'attendait à autre chose.

Imaginez, il vient de loin, long chemin, de Damas, une cité importante, traversée par 2 fleuves, et on lui demande d'aller se laver dans une petite rivière... ou pour faire un parallèle, Il habite au bord de la Loire et on lui demande d'aller se laver dans la Chézine, ou le Cens... La encore, ce sont les serviteurs qui vont jouer un rôle de premier plan, qui vont l'interpeller avec raison. (vous avez remarqué comment les serviteurs jouent un rôle important dans ce récit...)

 

Ce qui me semble intéressant pour nous ici, c'est justement l'écart qui se révèle entre l'attente de Naaman, ce qu'il imagine comme devant être fait, ce qu'il attend comme geste de la part du prophète, et ce que Dieu a prévu pour lui. La manière dont Dieu a choisi de lui répondre. Naaman va être guéri de sa maladie de peau, il va suivre finalement les indications d'Elisée et se laver dans le jourdain. Il est guéri physiquement et peut-être aussi intérieurement, de ce qu'il croyait savoir, de ce qu'il pensait être le chemin de la guérison, le chemin de la réstoration, de la solution à son problème. 

 

Nous aussi nous avons souvent des idées assez précises de ce qu'il nous faudrait comme solutions à nos problèmes. Comme chemin de restoration ou de guérison intérieure. Quelles sont les conditions requises pour que nous nous sentions bien, en sécurité, apaisés. Nous croyons savoir ce qu'il nous faut (faudrait), pour être heureux.
Quand je gagnerai... par an, je serai bien. Quand j'aurai trouvé un conjoint, une conjointe, je serai bien. Quand j'aurai perdu 10 kilos, ou quand j'aurai fait acheté cette nouvelle voiture, ou quand j'aurai terminé ce diplôme, ou quand on me traitera comme ci ou comme ca, quand j'aurai tel poste dans la société, quand j'aurai atteint tel ou tel objectif... je serai bien. Tout ira bien pour moi, je serai enfin heureux.

 

Ce matin, l'histoire de Naaman nous invite à un autre regard : Naaman a du apprendre que malgré la haute idée qu'il se faisait de lui même, de son rang, la guérison lui a été donnée non pas dans l'extraordinaire, mais dans l'ordinaire. Non pas dans une cérémonie exceptionelle à grand spectacle, mais dans un geste si simple, dans l'eau du Jourdain. Il a du apprendre à abandonner ses idées préconçues et ses attentes, pour recevoir la visite de Dieu dans sa vie.

 

Ce matin, Lorry et Olivia n'ont pas été plongées 7 fois dans le Jourdain, mais elles ont été baptisées avec un peu d'eau... du robinet. Rien d'extraordinaire. Elles ont été baptisées au nom de Dieu manifesté en Jésus-Christ, un homme ordinaire aux yeux de ses contemporains, un homme qui n'a écrit de livre, qui n'a pas livré de bataille, qui n'a pas régné sur un royaume, qui n'a jamais habité de palais, qui n'a jamais été chef d'état, qui n'a jamais eu de maison, qui n'a sans doute pas possédé autre chose que les vêtements qu'il portait sur son dos.

Dieu choisit souvent l'ordinaire pour y manifester sa présence, extraordinaire.

Mais souvent nous, nous attendons le grand spectacle, le grand show, nous voulons, nous exigeons que Dieu agisse dans sa grandeur... Bien souvent il nous donne rdv dans les petits miracles du quotidien.

Mais Dieu a choisi ce qui est faible pour confondre ce qui est fort.

Il a choisit ce qui est petit pour confondre ce qui est grand.

Il a choisi ce qui est fou pour confondre ce qui est sage. (I Corinthiens 1, 27-28)

 

Le Dieu d'Elisée le prophète, le Dieu qui se révèle à Naaman, le Dieu de Jésus Christ est un Dieu qui choisit d'etre proche de nous, au milieu de nous, de vivre comme l'un de nous, de mourir comme nous.

Dieu nous invite à nous mettre en marche, comme Naaman, à nous mettre à l'écoute des signes de sa parole, des prophètes qu'il place dans nos vies, mais dont les paroles souvent nous déroutent, parce que nous nous attendons à autre chose... Comme Naaman nous sommes invités à faire un chemin nécessaire, même si Dieu est tout proche, parce que comme Naaman nous avons nos propres attentes, nos idées préconçues sur la manière dont Dieu doit agir pour nous, pour les autres, pour le monde, nous le pensons très haut, très grand, il est la tout près de nous.

Ce matin, il est la, dans l'accueil de ces deux fillettes, dans le pain et le vin que nous allons partager, dans la parole que nous avons écouté ensemble, dans son amour qui est donné, toujours, à tous, sans condition, sans autre exigence que d'oser nous exposer, oser ouvrir les mains pour le recevoir.

C'est peut être que ce jour-la est arrivé pour vous. Amen. 

 

Pasteur Caroline SCHRUMPF